
Réponse courte : une soirée LAN rétro autour de Battlefield 2142 se décide sur trois calculs. Une place assise par poste et une allée de circulation à côté, un circuit électrique dédié par groupe de huit machines, une jauge annoncée avant l'ouverture avec l'évacuation qui va avec.
Comment calcule-t-on la jauge d'une soirée LAN ?
Réponse : on part de la place du joueur, pas de la surface de la salle. Un poste de 2006 tient dans une table de 120 sur 60 centimètres, une tour au sol, un écran cathodique et une chaise ; comptez deux mètres carrés par poste, davantage si vous voulez que chacun puisse se lever sans heurter la tour du voisin. Trente postes demandent donc autour de quatre-vingt-dix mètres carrés utiles, plus les allées principales, la zone d'accueil et le point de restauration.
Le vocabulaire utile vient du spectacle vivant : aire de jeu délimitée, périmètre balisé, jauge annoncée, fiche technique qui circule avant l'événement. Les Cousins, journal pratique du spectacle vivant de rue en petite forme, détaille la fiche technique et la jauge de représentations accueillant de trois cents à mille spectateurs, et rappelle que les seuils de sécurité, les secours et l'évacuation s'organisent sous l'autorité du maire. Une soirée de trente postes suit la même logique en plus petit : c'est la salle qui fixe le plafond, jamais la liste des inscrits.
Quelle alimentation électrique prévoir pour trente postes ?
Réponse : trois circuits dédiés, et le calcul se fait en watts avant de se faire en prises. Une machine de 2006 avec son écran cathodique consomme de l'ordre de 150 à 250 watts en jeu ; trente postes se situent donc autour de six kilowatts, soit une vingtaine d'ampères en 230 volts. Un seul circuit de seize ampères ne suffit pas : on répartit les postes par colonnes, on tire des lignes distinctes depuis le tableau, et on garde le réseau, la sonorisation et la projection sur une ligne séparée.
Les multiprises en cascade et les rallonges de fortune restent la première cause de panne d'une soirée. Un câble qui chauffe et c'est la manche entière qui s'arrête ; mieux vaut compter large au moment du plan de salle que remplacer un bloc multiprise en pleine partie.
Ce que la salle impose
Réponse : un sol qui supporte les chaises, un bruit qui se contient et une organisation écrite. Une salle des fêtes se réserve avec un règlement, des horaires et un référent sur place ; les issues de secours restent dégagées, le plan d'évacuation s'affiche, et une trousse de secours accompagnée d'un numéro d'appel évitent de transformer une coupure en incident. Le bruit, enfin, se règle avec les voisins avant la soirée, pas pendant.
Le poste de jeu ne s'arrête pas à la tour
Réponse : l'affichage fait partie de l'installation. Sur un grand écran ou un projecteur, la manche se joue avec un retard qui se compte en dizaines de millisecondes, et ce détail se prépare comme le reste. Le sujet est traité dans 2142 sur grand écran.
Le plan de salle s'écrit avant les inscriptions
Réponse : dans cet ordre, sinon la soirée se réorganise le jour même. On dessine les rangées, on place les circuits électriques, on marque les allées, puis on ouvre les inscriptions par lots : les premiers inscrits prennent les places du fond, les suivants complètent les rangées centrales. Un plan affiché à l'entrée évite la moitié des questions et sert aussi de repère aux secours.
Ce plan sert enfin de mémoire pour la fois suivante. Noter ce qui a manqué, la longueur des câbles, le nombre de multiprises, la place du point d'eau, transforme une première soirée en méthode réutilisable. Une LAN rétro se transmet comme un atelier : par des notes prises à chaud, pas par des souvenirs de fin de nuit.
Sources
Notions de réseau local, de câblage et de partage de connexion : Wikipédia, Réseau local.